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29 mars 2014

Coups de coeur culturels


Des livres dans votre assiette

En photo, des livres intéressant l'alimentation.
Livres dont nous a parlé Christine Fleuret le 15 janvier dernier lors de notre soirée "la santé dans l'assiette" organisé par Sylvie Lecat qui anime nos rencontres "Tant qu'on a la santé".
prochain rendez vous  "la coupe autrement" avec Sylvie Barbé.
le Mercredi 19 mars
site ligne de coupe sur profession-elles

Livres- Films



Boy
Après United Colors of crime, salué par la critique, Richard Morgiève poursuit avec Boy l’exploration des thèmes qui le hantent : l’amour, l’honneur, le courage, la rencontre avec l’autre.
« Une panne d’électricité éteint la ville devant eux. À chaque mètre qu’ils font, la lumière recule. Les rues s’enlisent lentement dans l’obscurité, les passants semblent sortir de rien. De temps en temps uneenseigne lumineuse résiste, notamment cet Oasis Kaboul jaune et orange, vert. Les phares des voitures entretiennent une illusion, celle d’un monde à la merci de l’homme, un monde sécurisé. Mais le monde n’existe pas, songe Boy. On l’invente pour ne pas crier, ne pas se percer les tympans. »
Une histoire d’amour, comme toujours chez Morgiève : amour-haine pour un père-voyou, amour-haine pour la lâcheté, amour-haine pour soi-même – mais quoi de plus proche de l’amour que la haine ? L’amour de Boy est à la hauteur de ses impossibilités. Elle ne sait pas qui elle est. Elle cherche désespérément l’amour d’un, d’une autre. Roman tragique aux allures de thriller, roman épique sur décor sanglant du monde d’aujourd’hui. Roman sexuel, noir, où les fantasmes se disent à chaque page.
 Richard Morgiève a 59 ans et 28 livres derrière lui, dont Un petit homme de dos et Vertig (Prix Wepler 2005).

La Voleuse de livres est un film dramatique américano-allemand réalisé par Brian Percival, sorti en 2013. Il s'agit de l'adaptation du roman pour La Voleuse de livres écrit par l'Australien Markus Zusak en 2005.

25 novembre 2013

livres doux-doux










Bientôt , nous allons vous proposer une table ronde sur la communication non violente. Si vous désirez nous aider à préparer cette réunion n'hésitez pas à rendre contact avec nous.
autourdelles@gmail.com


Paroles toxiques, paroles bienfaisantes


Robert Laffont, 2010

Et si c’était dans la parole que se trouvait la véritable clé du progrès pour l’avenir de notre humanité ? C’est la question originale et pertinente que pose le philosophe Michel Lacroix dans son dernier ouvrage : après avoir défi ni les fonctions psychologique et relationnelle du langage, il dresse des règles à la base d’une véritable « éthique de la parole », sorte de « morale du langage » permettant d’améliorer nos relations et de tisser de nouveaux liens. Un livre simple mais bienvenu pour mesurer l’importance d’une rhétorique bienveillante et attentionnée.


N'oublie jamais que je t'aime

C’est l’heure du conte pour la classe de Maîtresse Amandine. Hélène la bibliothécaire commence à lire, mais les enfants ont besoin de parler et des mots doux comme des coeurs jaillissent des petites bouches.
- Moi c’est Bouille à bisous !… Moi c’est Petite Crapule !… Et moi Princesse Choupinette...
Seul Valentin ne dit rien. Chez lui, les mots doux ont disparu. Il ne reste que les mots durs qui l’enferment et qui l’étouffent...
Cet album aborde le thème de la violence verbale avec tendresse et pudeur. Il nous rappelle que les difficultés de la vie nous font parfois oublier d’être attentifs à nos proches. Et témoigne qu’on ne leur dit jamais assez
combien on les aime.

À partir de 5 ans

21 novembre 2013



Débat/ projection/ paroles

Vendredi 22 novembre 2013 à 20h15
   Théâtre Robert Manuel – Château de Plaisir
282, rue de la Bretéchelle / Château de Plaisir - 01 30 79 63 20

gratuit.( nous avons téléphoné pour vérifier. C'est une soirée en ASSOCIATION avec la mairie et lectures et dialogues)

Son 1er livre « cœur cousu » paru en 2007, nous avait déjà conquis.
Cet ouvrage ambitieux, au récit palpitant, superbement écrit,  lui a d’ailleurs valu de nombreux prix dont le prix Emmanuel Robles et le prix Renaudot des lycéens.
En 2011, elle publie « du domaine des murmures », un magnifique conte qui, à travers des images mythiques d’un autre siècle, aborde avec finesse des questions brûlantes toujours d’actualité,  telles que la condition féminine et  la filiation. Là encore, son talent de conteuse a été récompensé par le Prix Goncourt des lycéens et le prix Marcel Aymé en 2012.
Venez nombreux la rencontrer et découvrir son univers singulier, rêveur, cruel mais toujours poétique.  

covoiturage à partir des mesnuls. dites nous si l'on vous prend avec nous ????



19 novembre 2013

Nous en reparlerons !


“Je vais te faire embaucher au Betrieb. La couture, c’est mieux pour toi. Le rythme est soutenu mais tu es assise. D’accord ?
– Je ne sais pas.
– Si tu dis oui c’est notre enfant. Le tien et le mien. Et je te laisserai pas.
Mila se retourne :
– Pourquoi tu fais ça ? Qu’est-ce que tu veux ?
– La même chose que toi. Une raison de vivre.”

En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de quarante mille femmes. Sur ce lieu de destruction se trouve comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres. Dans cet effroyable présent une jeune femme survit, elle donne la vie, la perpétue malgré tout.
Un roman virtuose écrit dans un présent permanent, quand l’Histoire n’a pas encore eu lieu, et qui rend compte du poids de l’ignorance dans nos trajectoires individuelles.

«D’abord, il y eut cette rencontre, un jour de mars 2010 : un homme de soixante-cinq ans se tient là, devant moi, et se présente comme déporté politique à Ravensbrück. Outre que c’est un homme, et à l’époque j’ignorais l’existence d’un tout petit campd’hommes non loin du Lager des femmes, il n’a surtout pas l’âge d’un déporté. La réponse est évidente : il y est né. La chambre des enfants, la Kinderzimmer, semble une anomalie spectaculaire dans le camp de femmes de Ravensbrück, qui fut un lieu de destruction, d’avilissement, de mort. Des bébés sont donc nés à Ravensbrück, et quoique leur existence y ait été éphémère, ils y ont, à leur échelle, grandi. J’en ai rencontré deux qui sont sortis vivants de Ravensbrück, ils sont si peu nombreux, et puis une mère, aussi. Et la puéricultrice, une Française, qui avait dix-sept ans alors. C’était un point de lumière dans les ténèbres, où la vie s’épuisait à son tour, le plus souvent, mais résistait un temps à sa façon, et se perpétuait : on y croyait, on croyait que c’était possible. Cette pouponnière affirmait radicalement que survivre, ce serait abolir la frontière entre le dedans et le dehors du camp. Envisager le camp comme un lieu de la vie ordinaire, être aveugle aux barbelés. Et donc, se laver, se coiffer, continuer à apprendre, à rire, à chanter, à se nourrir et même, à mettre au monde, à élever des enfants ; à faire comme si. J’ai écrit ce roman pour cela, dire ce courage fou à regarder le camp non comme un territoire hors du monde, mais comme une partie de lui. Ces femmes n’étaient pas toutes des héroïnes, des militantes chevronnées, aguerries par la politique et la Résistance. Leur héroïsme, je le vois dans l’accomplissement des gestes minuscules du quotidien dans le camp, et dans ce soin donné aux plus fragiles, les nourrissons, pour qu’ils fassent eux aussi leur travail d’humain, qui est de ne pas mourir avant la mort. Mila, mon personnage fictif, est l’une de ces femmes. Kinderzimmer est un roman grave, mais un roman de la lumière.»
V.G




Ce livre vient de recevoir le prix Wepler 2013.

Ce bouleversant livre reliquaire contient  huit portraits rassemblant ce qui reste de la famille de l'auteur, déportée et assassinée par les nazis en 1943. Illustré par les photos des siens et de quelques objets anodins leur ayant appartenu, (un coquetier, un petit chien cousu, un violon abîmé, une gourmette, une résille…), ce récit emmène le lecteur sur la scène intérieure du très jeune enfant que Marcel Cohen fut à l'époque des faits. Lié à chacun de ces êtres aimés par des souvenirs banals, obsédants ou plus  volatils comme leurs odeurs  finement ressuscitées, l'écrivain trace au fil des pages dans le secret inépuisable de leur absence.»

15 novembre 2013

Salon du livre jeunesse à Beynes.




samedi après midi rencontrez les auteurs dont Alex Sanders !






13 novembre 2013

Des coups de coeur comme s'il en pleuvait


Petits livres à glisser vite dans votre sac, pour quelques moments de bonheurs litteraires absolus....
Vous y trouverez la place de la femme pour beaucoup d'entre eux.
Ce n'est qu'une partie d'un bel ensemble.
Petits prix , livres courts.






















Prenez du bon temps , on en reparle?

18 octobre 2013

les belles anagrammes

Anagrammes à la folie


Présentation de l'éditeur

Il arrive que deux folies se rencontrent pour le meilleur. L'écrivain Sylvain Tesson* a ouvert grand ses horizons à Jacques Perry-Salkow, "faiseur d'anagramme", comme il y a des "faiseurs de pluie".
L'anagramme consiste à mélanger les lettres d'un mot pour en former un autre. Elle opère une lecture secrète, fait surgir un sens tapi dans le repli des mots et des noms. C'est ainsi qu'un canoë peut contenir tout l'océan et que mille rêves recèlent autant de merveilles.
Louis ferdinand celine ,   noir dans un ciel de fiel.Les anges de la téléréalité. L’étalage de telles âneries.Château Lafite l’eau fait tache.......
Avec Perry-Salkow et Tesson, les préliminaires savent inspirer l'ami(e), La Divine comédie, de Dante promet une vie de damnation, de délice, la force des antigels provoque la fonte des glaciers, Paul Marie Verlaine rêve aviné par la lumière et, dans les forêts de Sibérie, au bord du lac Baïkal, la vie n'est plus qu'une pluie de lentes braises froides….

*Sylvain tesson écrivain voyageur , à publié"cabane en sibérie "
nous en avions parlé ici



          

08 octobre 2013

Ne manquez pas à Labyrinthes cette rencontre.

 jeudi 10 octobre à 20h00, découverte d’un écrivain formidable et plein d’humour !

Philippe Jaenada pour son 10ème livre, Sulak, qui vient de paraître. Philippe Jaenada a obtenu le Prix de Flore en 1997 pour Le Chameau sauvage, et son nouveau roman Sulak est sélectionné pour le prix Interallié cette année. 



Labyrinthes
Librairie spécialisée en
Littérature, Jeunesse, Science-Fiction, Policier, Livres d'art
Label LIR (Librairie Indépendante de Référence) attribué par le Ministère de la Culture
passage Chasles - 2 à 6 rue Chasles 78120 Rambouillet

Tel : 09 61 22 89 91

03 octobre 2013

sous le charme!

Nous avons eu le plaisir de découvrir l'auteur mercredi 2 octobre à la librairie Labyrinthes, un pur moment de vie et bonheur!

La Confrérie des chasseurs de livres

RAPHAËL JERUSALMY



Le roman de Raphaël Jerusalmy commence là où calent les livres d’histoire. François Villon, premier poète des temps modernes et brigand notoire, croupit dans les geôles de Louis XI en attendant son exécution. Quand il reçoit la visite d’un émissaire du roi, il est loin d’en espérer plus qu’un dernier repas. Rebelle, méfiant, il passe pourtant un marché avec l’évêque de Paris et accepte une mission secrète qui consiste d’abord à convaincre un libraire et imprimeur de Mayence de venir s’installer à Paris pour mieux combattre la censure et faciliter la circulation des idées progressistes réprouvées par Rome. Un premier pas sur un chemin escarpé qui mènera notre poète, flanqué de son fidèle acolyte coquillard maître Colin, jusqu’aux entrailles les plus fantasmatiques de la Jérusalem d’en bas, dans un vaste jeu d’alliances, de complots et de contre-complots qui met en marche les forces de l’esprit contre la toute-puissance des dogmes et des armes, pour faire triompher l’humanisme et la liberté.
Palpitant comme un roman d’aventures, vif et malicieux comme une farce faite à l’histoire des idées, regorgeant de trouvailles et de rebondissements, La Confrérie des chasseurs de livres cumule le charme et l’énergie de Fanfan la Tulipe, l’engagement et la dérision de Don Quichotteet le sens du suspense d’un Umberto Eco.

«Je tombe sur ceci, à propos du poète François Villon, condamné à être pendu :
Le 5 janvier 1463, le Parlement casse le jugement et bannit Villon de Paris. Nul ne sait ce qu’il advint de lui par la suite.
Comment résister à une telle invite !
D’autant plus que Villon est le héros romanesque par excellence. Téméraire, attachant, tragique, rebelle. Mais aussi farceur, gredin, mystérieux. Parfait pour un récit d’aventures. Et puis Villon, c’est surtout un combat. Des comptes à régler avec le pouvoir, l’injustice, la souffrance humaine. Une épopée de l’esprit et de la lutte pour la liberté. Impossible de cantonner un tel personnage dans un seul lieu, un seul niveau de lecture, une seule intrigue. Enfin, il y a les livres. Autres héros de cette histoire. Et la poésie.
L’invite se transforme vite en défi.
C’est alors que je fais appel à la Confrérie des chasseurs de livres. Constituée d’érudits, de mercenaires, de mécènes, d’agents secrets, elle offre à Villon une mission à la mesure de son génie débridé. Et de son insolence. Mais comme c’est à l’esprit contestataire que mon roman rend hommage, Villon n’obéira pas aveuglément aux consignes et montera son propre coup d’éclat. En franc-tireur.
Ces mêmes chasseurs de livres possèdent un arsenal de manuscrits et éditions dont la diversité abracadabrante me donne toute licence pour inclure en un même volume un conte picaresque, un écrit subversif, un traité de bibliophilie, un roman d’espionnage, un essai de psychologie, quelques poésies et deux canulars. Seule façon de mettre en scène une destinée aussi riche et complexe que celle de Villon sans la priver de sa dimension de légende.
Mon précédent héros s’était mis dans l’idée deSauver Mozart. Villon, lui, va sauver ce qu’il appelle la Parole. Et par là, tous deux sauvent leur âme, sinon la nôtre. On ne peut sauver la musique qu’en la jouant. Et la parole qu’en parlant. Ou en écrivant. Même des histoires. Surtout des histoires.
Ceci est l’une d’elles. » RJ 



 Un autre poète vagabond



Si vous aimiez la littérature américaine, la littérature tout court, ce voyage aux allures d’enquête littéraire devrait vous séduire.

Tous les lecteurs de la Beat Generation connaissent les poèmes de Jason Murphy, mais le bruit court qu'il aurait composé un roman, écrit sur un rouleau avant même le célèbre 
Sur la route de Jack Kerouac. >Un éditeur et une étudiante s'envolent sur la trace du fameux «scroll» de Paris à San Francisco. Chacun a ses raisons, chacun a ses chemins, chacun a ses moyens et c'est à qui arrivera le premier.. roman rythmé, plein d’humour et de jeux sur les mots et la langue, Paul Fournel nous entraîne dans une passionnante enquête littéraire, tout en nous faisant découvrir une époque et ses artistes. Il donne vie à Jason Murphy, cet obscur poète vagabond. Ce fantôme nous invite à nous replonger dans les œuvres de ces hommes qui aimaient boire, fumer, conduire, vivre à cent à l’heure. Ils ont brûlé leur jeunesse mais ont laissé derrière eux un testament littéraire unique.
(Jason Murphy, Paul Fournel, P.O.L, 22 août 2013)
Paul Fournel est écrivain. Il a longtemps été éditeur (chez Ramsay et Seghers entre autres). Il a été Président de la Société des gens de Lettres. Il a dirigé l'Alliance française de San Francisco. Il a été attaché culturel au Caire et à Londres.
Il est maintenant écrivain à plein temps et cycliste le reste du jour.
Pendant son troisième plein temps, il préside l'Oulipo.
Parmi ses ouvrages : des romans : Un homme regarde une femme, Foraine, Chamboula, des nouvelles : Les petites filles respirent le même air que nous, Les grosses rêveuses, Les athlètes dans leurs têtes, Les manières douces de Profane Lulu, du théâtre : Foyer Jardin, des essais : Guignol, Poils de Cairote, Besoin de vélo, de la poésie : Toi qui...


18 septembre 2013

sur le chemin, j'ai rencontré...

livres

Dans le silence du vent, par Julie

Dakota du Nord, à la fin des années 90, une famille sympathique, cultivée et aimante nous invite dans son quotidien pour nous donner à observer la réalité de la vie dans une réserve Indienne d’Amérique. Le père est un magistrat apprécié. La mère travaille aux bureaux de l’administration tribale. Le fils amorce son adolescence et termine ses années collège. Et c’est dans le regard de ce garçon de treize ans qui, en quelques mois, conquiert sa conscience d’adulte que nous allons suivre l’intrigue. Car tout allait tranquillement jusqu’à ce que cette famille soit frappée de plein fouet par la violence. Il est arrivé quelque chose de grave à sa mère : la voix tonnante et légitime du père qui emplit le hall des urgences pour que l’hôpital s’occupe de sa femme sans tarder. Sans tout comprendre, le garçon est témoin de l’émotion que dégage son père, tendu de douleur et retenant sa colère. Un spectacle qu’il est trop jeune pour supporter. Pourtant il veut partager la peine de son père et s’élance vers lui pour le serrer dans ses bras trop courts de jeune adolescent. C’est en cet instant suspendu de regards échangés qu’il a perdu sa naïveté d’enfant.
Puis s’ensuit le cauchemar de l’enchevêtrement de lois qui dans les affaires de viol font obstacle aux poursuites judiciaires, dans les réserves plus qu’ailleurs. Ce qui va ajouter à l’agression physique et transformer l’enquête en une situation d’ « agression de la conscience nationale américaine »...
Dans le silence du vent, Louise Erdrich, Editions Albin Michel, 22,50 euros


La lettre à Helga
«Mon neveu Marteinn est venu me chercher à la maison de retraite. Je vais passer le plus clair de l'été dans une chambre avec vue plongeante sur la ferme que vous habitiez jadis, Hallgrímur et toi.» Ainsi commence la réponse - combien tardive - de Bjarni Gíslason de Kolkustadir à sa chère Helga, la seule femme qu'il aima, aussi brièvement qu'ardemment, d'un amour impossible.
Et c'est tout un monde qui se ravive : entre son élevage de moutons, les pêches solitaires, et sa charge de contrôleur du fourrage, on découvre l'âpre existence qui fut la sienne tout au long d'un monologue saisissant de vigueur. Car Bjarni Gíslason de Kolkustadir est un homme simple, taillé dans la lave, pétri de poésie et d'attention émerveillée à la nature sauvage.
Ce beau et puissant roman se lit d'une traite, tant on est troublé par l'étrange confession amoureuse d'un éleveur de brebis islandais, d'un homme qui s'est lui-même spolié de l'amour de sa vie.

Quelques réserves de lectrices sur le style et certains passages du livre....



Selon la dure loi du karma, Ximen Nao est condamné à être réincarné en animal. Âne, puis bœuf, cochon, chien ou singe : il revient dans son village, partageant le quotidien de ses descendants. Témoin discret et acteur décalé, comique et déguisé, il suit cinquante ans durant le destin d’une communauté de paysans. Et justement, dans le village, vit un petit drôle mal élevé et terriblement bavard : Mo Yan.
« Un art imparable de conteur, mêlant la cruauté au burlesque, le surréalisme à un réalisme horrible. » Le Monde Magazine





13 juillet 2013

 
Le groupe des lectrices enthousiastes a choisi ce livre pour thème de retrouvailles à la rentrée de septembre.

12 juin 2013

les bouquins de l'été



Hier , avant dernier rendez vous de la saison pour le groupe des "lectures enthousiastes" mené par Anne Arthus Bertrand.
Nous avons fait le point sur les lectures de l'année , évoqué la liste de la valise idéale donnée par la grande librairie, très bonne émission de la cinq.(voir le post d'il y a quelques jours pour revoir l’émission du 30 mai).

Quelques propositions pour l'été de nos amies lectrices, et oui il n'y a as encore d'homme lecteur dans le groupe !! Parité marie-t?


Entousiasme général pour les ouvrages proposés par les écrivains de la grand librairie.


En tête parmi les lectures de l'année nos amies lectrices vous invitent à lire:



Pour seul cortège

LAURENT GAUDÉ actes sud

En plein banquet, à Babylone, au milieu de la musique et des rires, soudain Alexandre s’écroule, terrassé par la fièvre.
Ses généraux se pressent autour de lui, redoutant la fin mais préparant la suite, se disputant déjà l’héritage – et le privilège d’emporter sa dépouille.
Des confins de l’Inde, un étrange messager se hâte vers Babylone. Et d’un temple éloigné où elle s’est réfugiée pour se cacher du monde, on tire une jeune femme de sang royal : le destin l’appelle à nouveau auprès de l’homme qui a vaincu son père…
Le devoir et l’ambition, l’amour et la fidélité, le deuil et l’errance mènent les personnages vers l’ivresse d’une dernière chevauchée.
Porté par une écriture au souffle épique, Pour seul cortège les accompagne dans cet ultime voyage qui les affranchit de l’Histoire, leur ouvrant l’infini de la légende.











J’ai écrit Pour seul cortège parce que je veux être du côté des cavaliers du Gandhara, ces cinq compagnons qui abandonnent l’Empire pour embrasser l’immensité, ces cinq hommes qui quittent le réel pour plonger dans le mythe et qui le font avec ivresse. »
Laurent Gaudé


Il est conseillé de revoir un peu ses cartes et l'histoire d’Alexandre pour s'imprégner d'avantage de ce livre salué par toutes....
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Sous des allures de fable, ou de joyeuse farce, comme il est indiqué dans la quatrième de couverture, La Reine des lectrices, rend un bel hommage à la lecture. Tous les amoureux des livres savent que sa pratique assidue peut provoquer une véritable révolution intérieure, une sorte de séisme lent, continu et durable. Après, la terre sur laquelle vous vous teniez n'est plus la même.
Pour la reine d'Angleterre, puisque c'est d'elle dont il est question, côtoyer, puis apprivoiser la littérature la conduira à prendre deux décisions majeures. La première : celle d'écrire elle-même. La seconde... Je ne vous dévoile pas ce que Sa Majesté décidera, après avoir dévoré tout ce que les bibliothèques comptent de grands écrivains – de moins grands également –, qu'ils soient écrivains contemporains – dont la fréquentation s'avèrera décevante – ou écrivains des temps passés. La réponse se trouve dans la dernière phrase.
Avant de prendre ces décisions, La Reine aura fait une découverte. Puis sera passée par les épreuves, les joies et les enseignements d'une initiation. Enfin, elle aura bouleversé son entourage, son royaume même, qui à certains moments ne sait plus à quelle Reine se vouer.
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Pour Trois couronnes,
 FRANÇOIS GARDE
 gallimard