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19 novembre 2013

Nous en reparlerons !


“Je vais te faire embaucher au Betrieb. La couture, c’est mieux pour toi. Le rythme est soutenu mais tu es assise. D’accord ?
– Je ne sais pas.
– Si tu dis oui c’est notre enfant. Le tien et le mien. Et je te laisserai pas.
Mila se retourne :
– Pourquoi tu fais ça ? Qu’est-ce que tu veux ?
– La même chose que toi. Une raison de vivre.”

En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de quarante mille femmes. Sur ce lieu de destruction se trouve comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres. Dans cet effroyable présent une jeune femme survit, elle donne la vie, la perpétue malgré tout.
Un roman virtuose écrit dans un présent permanent, quand l’Histoire n’a pas encore eu lieu, et qui rend compte du poids de l’ignorance dans nos trajectoires individuelles.

«D’abord, il y eut cette rencontre, un jour de mars 2010 : un homme de soixante-cinq ans se tient là, devant moi, et se présente comme déporté politique à Ravensbrück. Outre que c’est un homme, et à l’époque j’ignorais l’existence d’un tout petit campd’hommes non loin du Lager des femmes, il n’a surtout pas l’âge d’un déporté. La réponse est évidente : il y est né. La chambre des enfants, la Kinderzimmer, semble une anomalie spectaculaire dans le camp de femmes de Ravensbrück, qui fut un lieu de destruction, d’avilissement, de mort. Des bébés sont donc nés à Ravensbrück, et quoique leur existence y ait été éphémère, ils y ont, à leur échelle, grandi. J’en ai rencontré deux qui sont sortis vivants de Ravensbrück, ils sont si peu nombreux, et puis une mère, aussi. Et la puéricultrice, une Française, qui avait dix-sept ans alors. C’était un point de lumière dans les ténèbres, où la vie s’épuisait à son tour, le plus souvent, mais résistait un temps à sa façon, et se perpétuait : on y croyait, on croyait que c’était possible. Cette pouponnière affirmait radicalement que survivre, ce serait abolir la frontière entre le dedans et le dehors du camp. Envisager le camp comme un lieu de la vie ordinaire, être aveugle aux barbelés. Et donc, se laver, se coiffer, continuer à apprendre, à rire, à chanter, à se nourrir et même, à mettre au monde, à élever des enfants ; à faire comme si. J’ai écrit ce roman pour cela, dire ce courage fou à regarder le camp non comme un territoire hors du monde, mais comme une partie de lui. Ces femmes n’étaient pas toutes des héroïnes, des militantes chevronnées, aguerries par la politique et la Résistance. Leur héroïsme, je le vois dans l’accomplissement des gestes minuscules du quotidien dans le camp, et dans ce soin donné aux plus fragiles, les nourrissons, pour qu’ils fassent eux aussi leur travail d’humain, qui est de ne pas mourir avant la mort. Mila, mon personnage fictif, est l’une de ces femmes. Kinderzimmer est un roman grave, mais un roman de la lumière.»
V.G




Ce livre vient de recevoir le prix Wepler 2013.

Ce bouleversant livre reliquaire contient  huit portraits rassemblant ce qui reste de la famille de l'auteur, déportée et assassinée par les nazis en 1943. Illustré par les photos des siens et de quelques objets anodins leur ayant appartenu, (un coquetier, un petit chien cousu, un violon abîmé, une gourmette, une résille…), ce récit emmène le lecteur sur la scène intérieure du très jeune enfant que Marcel Cohen fut à l'époque des faits. Lié à chacun de ces êtres aimés par des souvenirs banals, obsédants ou plus  volatils comme leurs odeurs  finement ressuscitées, l'écrivain trace au fil des pages dans le secret inépuisable de leur absence.»

18 octobre 2013

les belles anagrammes

Anagrammes à la folie


Présentation de l'éditeur

Il arrive que deux folies se rencontrent pour le meilleur. L'écrivain Sylvain Tesson* a ouvert grand ses horizons à Jacques Perry-Salkow, "faiseur d'anagramme", comme il y a des "faiseurs de pluie".
L'anagramme consiste à mélanger les lettres d'un mot pour en former un autre. Elle opère une lecture secrète, fait surgir un sens tapi dans le repli des mots et des noms. C'est ainsi qu'un canoë peut contenir tout l'océan et que mille rêves recèlent autant de merveilles.
Louis ferdinand celine ,   noir dans un ciel de fiel.Les anges de la téléréalité. L’étalage de telles âneries.Château Lafite l’eau fait tache.......
Avec Perry-Salkow et Tesson, les préliminaires savent inspirer l'ami(e), La Divine comédie, de Dante promet une vie de damnation, de délice, la force des antigels provoque la fonte des glaciers, Paul Marie Verlaine rêve aviné par la lumière et, dans les forêts de Sibérie, au bord du lac Baïkal, la vie n'est plus qu'une pluie de lentes braises froides….

*Sylvain tesson écrivain voyageur , à publié"cabane en sibérie "
nous en avions parlé ici



          

07 mai 2012

Courez acheter ou feuilleter le numéro d'Avril de National Géographic!

Excellente compilation de reportages tous plus intéressants les uns que les autres.ici

Quelques photos pour vous mettre l'eau à la bouche.
Ici Phyllis Galembo: Haiti

plus ici
son site.

Le titanic photographié par James Cameron.( voir ici )


Photographies de Phyllis GalemboPhotographies de Phyllis Galembo

09 avril 2012



Bien plus que le lieu des aventures du Franc-Marin Corto dans Fable de Venise. Elle est le véritable creuset de l’imaginaire de Hugo Pratt. Sa Venise est celle de l’envers du décor, derrière les masques, c’est celle du labyrinthe de canaux, de rivières, d’îlots et de cours, où, enfant, il forgea son goût du mystère, de l’aventure, de la symbolique et de l’ésotérisme.
Cette Venise-là a, le plus souvent, échappé aux commentateurs. La ville, posée entre le ciel, la terre et l’eau est un trésor fabuleux, bariolé, exotique, dont les siècles de commerce avec l’Orient se reflètent dans les palais, les églises, les ruelles et les estaminets et dans lequel Hugo Pratt n’a cessé de puiser pour fertiliser son imaginaire.
Entrainant le lecteur sur les traces de Hugo Pratt, Joël Gregogna fait dialoguer la réalité de Venise avec l’imagination du conteur, comme ses photographies avec les dessins de Hugo. Franchir, sur leur pas, un passage dérobé au fond d’une ruelle, c’est basculer dans une histoire et une géographie poétiques .
A chaque porte ouverte, l’horizon s’éloigne, le cosmos s’agrandit et le voyage sans fin continue ; un voyage, le seul qui vaille, qui est, forcément, le voyage intérieur, celui qu’a effectué toute sa vie Hugo Pratt, et auquel Joël Gregogna nous invite , nous en offrant le fil d’Ariane.

03 avril 2012


Le changement de paradigme
du système d'éducation

envoyé par Anne B

26 février 2012

L’évocation romanesque de l’exil brésilien des Zweig, de septembre 1941 à février 1942, devient une bande dessinée, magnifiée par le dessin intense de Guillaume Sorel. Laurent Seksik en a personnellement réalisé l’adaptation.


Le 22 février 1942, exilé à Petropolis au Brésil, l’écrivain autrichien Stefan Zweig se suicide avec son épouse, Lotte. Le désespoir a eu raison du grand humaniste, acteur essentiel de la littérature européenne et témoin majeur de la première partie du XXe siècle.
Vient de sortir dans toutes les bonnes librairies.
Casterman

13 février 2012




Lectures enthousiastes

le Groupe propose de se réunir à nouveau Jeudi prochain 19h30.
Sauf intempéries !

04 février 2012

Nous vous recommandons vivement ce petit livre, une clé vers du mieux vivre avec intelligence et économie. 
Une véritable désintoxication des idées reçues sur le bio.






-"Un petit mot pour vous informer que Dans la jungle du bio,
un livre que j'ai écrit sur le bio (ah bon ?) et sur la consommation responsable (ah d'accord...)
est paru tout récemment aux éditions Tournez la page !

Vous pourrez le commander en librairie, à moins que vous ne réussissiez à le trouver sagement rangé en pile, à l'affût, n'attendant plus que vous.
Il est également disponible dans les grandes enseignes de type Fnac et sur les sites comme Amazon.
N'hésitez pas à en parler autour de vous !
Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez lire ma 1re interview en ligne en cliquant  ICI
(en attendant la tournée interplanétaire de dédicaces... Trifouilly-les-Oies, me voilà !).

Je me fais une joie de vous croiser prochainement.
Et surtout, faites-vous plaisir, ça me fait plaisir !"

Adèle

-"Mon travail de recherche sur le sujet a été ciblé pour proposer aux lecteurs un contenu facile d'accès, le plus informatif et pratique possible. Le ton de cet ouvrage est résolument décontracté, de bonne humeur, mais jamais au détriment de l'information.

Loin d'être moralisateur, ce guide a pour vocation dedémêler le vrai du faux à propos du bio, mais aussi de proposer des astuces, des solutions faciles et de fournir des pistes de réflexion à tous ceux qui aimeraient consommer mieux sans savoir par où commencer. 


Et cerise sur le gâteau, ce guide parait certes dans une collection dédiée aux femmes actives, mais les messieurs ne sont jamais mis de côté ! "
Adèle Pedrola
Éditrice & rédactrice freelance
01 43 55 71 69 - 06 62 16 54 91

09 décembre 2011

Trop drôle!
Irina Verning est un photographe argentin qui nous joue de biens jolis tours conjugués au futur composé et au passé composé.

Dans deux séries appelées Back to the futur il nous fait voyager dans le temps par une série de portraits hilarants.
Pour de vrai, les gens acceptent de poser exactement comme sur la photo d'origine.
Le résultat est époustouflant.

Cliquez sur les photos pour voir en plus grand.






Ceci n'est qu'un petit aperçu!
Continuez l'expérience sur ces deux dossiers
et là
http://irinawerning.com/bttf2/back-to-the-future-2-2011/


Flo nous envoie ce délicieux petit message:


Ce matin je me suis réveillée, j'ai étiré mes bras, 
j'ai plié mes genoux, tourné ma tête et tout a fait "craaaaaccc"



 ... Alors j'en suis arrivée à la conclusion non pas
 que j'étais ''vieille'' mais que j'étais ''craquante'' !!!


Dictionnaire ouvert jusqu'à 22 heures
Collection Le Sens de l'humour
03 novembre 2011
ISBN : 978-2-7491-2193-2
17 € ttc

UN OUTIL QU'IL EST INDISPENSABLE AUX INTELLECTUELS


Cher lecteur de cette quatrième de couverture,
Vous êtes un intellectuel (ne voyez dans cette affirmation aucune flagornerie, mais une simple manoeuvre pour vous inciter à acheter le livre, si ce n'est déjà fait).
Étant un intellectuel, vous maniez les mots, les locutions, les citations ; vous utilisez des noms propres, évoquez des dates et des lieux – bref, vous faites des phrases, organisez des pensées parfois géniales (mais pas toujours).
Un exemple ? À Maurice, qui vient de vous demander : « Eh, Paulo, d'où que je pose le carton avec les morceaux du nain de jardin que tu voulais éclairer la pelouse avec ? », vous répondez : « Là, dans le coin ! »
Et tout à coup, paf ! (voir ce mot), vous avez un doute...
Quel coin ? Et d'abord, qu'est-ce qu'un coin ? Quel est le sens de « coin » ? Y a-t-il d'autres sens à« coin » ?
Alors, tout naturellement, vous ouvrez le dictionnaire que vous avez en main. Vous cherchez le mot « coin » et vous en trouvez la définition :
COIN demi-canard
Vous venez, peut-être sans le savoir, d'indiquer à Maurice qu'il doit poser le carton à l'intérieur d'un volatile coupé en deux.
Il y a un millier de définitions comme celle-là dans ce dictionnaire encyclopédique. Vous voyez bien qu'il est indispensable !

cherche midi


Pensez à demander à votre bibliothécaire de commander les livres qui vous tentent,  on ne sait jamais , quelquefois cela marche!